Activités 2017 - Comité Rochefort-Fouras

14 septembre, Conférence sur les énergies de demain pour sauver le climat

 

Le comité de Rochefort Fouras a reçu M. Jean-François Levier, ancien élève des Arts et Métiers, spécialisé dans l’industrie pétrolière où il a accompli toute sa carrière, auteur d’un ouvrage sur « Le nucléaire de demain pour sauver le climat ».
Avant l’avènement du charbon et la première révolution industrielle, le monde utilisait les énergies naturelles disponibles : le bois, l’hydraulique, le vent. La deuxième révolution est intervenue avec le pétrole et l’électricité à la fin du 19ème ; avec les énergies fossiles en abondance et bon marché, les pays occidentaux ont connu une croissance économique sans précédent, avec pour conséquence de polluer gravement l’atmosphère et de mettre en péril les grands équilibres climatiques, sans pour autant répondre à toute la population mondiale ; plus d’un milliard de personnes n’ont toujours pas d’électricité. L’humanité est donc confrontée à de multiples défis : satisfaire à la croissance démographique (plus un milliard d’individus en 10 ans), préserver les réserves naturelles aux strictes besoins de la pétrochimie, réaliser des économies d’énergie et diminuer les méfaits des activités humaines par la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le conférencier a déploré le manque de pragmatisme dans l’approche de ces questions et le discours entaché d’idéologie des courants écologiques  qui se plaisent à rebondir sur les drames Hiroshima/Nagasaki/ Tchernobyl/Fukushima ; c’est dans ce cadre qu’il a présenté un constat qu’il a voulu objectif.

  • Les énergies renouvelables sont chères, subventionnées (34 Milliards d’Euros en France, dont 6 Milliards directement prélevés sur la facture de l’usager), elles ne sont pas fiables (absence de vent pour l’éolien ou d’ensoleillement pour le photovoltaïque) et ne couvrent aujourd’hui que quelque 20 % des besoins mondiaux ;

  • Le stockage de l’énergie électrique n’est pas abouti ;
  • La France, qui ne contribue ’’qu’à’’ hauteur de 1,5 % des émissions mondiales de CO2, produit un effort insoutenable pour le contribuable pour diminuer de façon marginale la pollution mondiale ;
  • Pour autant, il est impératif de contenir l’augmentation des températures à +2°C en 2050.

Dès lors, le conférencier considère que seule l’énergie nucléaire est de nature à satisfaire les besoins de l’humanité en étant propre, fiable et durable, considérant que le respect des procédures permet de maîtriser les risques.
Au-delà des approches techniques (réaction en chaîne, fission, fusion…), il convient de retenir que les minerais, aujourd’hui principalement l’uranium, demain le thorium, sont abondants, répartis sur le globe et permettent de satisfaire aux besoins de l’humanité pour le prochain millénaire : 1 Kg de thorium produit autant d’énergie que 1.600 tonnes de fuel ou que 3.800 tonnes de charbon ; les progrès réalisés sur les nouvelles générations de réacteurs permettent de retraiter les déchets stockés d’aujourd’hui pour continuer de produire de l’énergie ; le stockage des déchets ultimes s’en trouve dès lors réduit.
De très nombreux pays redynamisent leur production d’énergie nucléaire (la Russie + 9 réacteurs, les USA +5, la Chine +16, la Grande Bretagne +2 …), alors que la France envisage sereinement la fermeture de la moitié de son parc, entraînant la perte de son savoir faire et de ses capacités à l’exporter …

Dès lors, la question qui se pose n’est pas de savoir si le thorium sera bien la principale source d’énergie demain, il le sera, mais quand et quelle nation sera leader !
 
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