Activités 2015 - Comité La Rochelle - Île de Ré

9 janvier, Conférence et galette SMLH et ANMONM
 

En partenariat avec l’ANMONM, le comité de La Rochelle-Ré organisait le 9 janvier dernier sa  conférence annuelle suivie de la traditionnelle  galette des Rois en l’Ecole des Douanes de la Rochelle.
Le 9 janvier 2015 et les deux jours précédents, des dates dont la France se souviendra !... et qui ont donné l’occasion aux deux ordres réunis de se recueillir avant que le conférencier Jean-Marc Brault de Bournonville, conseiller pour le Commerce extérieur  et membre des deux comités, prenne la parole.
C’est tout d’abord Francis Lott, président de notre section, qui a tenu à exprimer son sentiment face aux horribles actes terroristes commis en France l’avant-veille, la veille et quelques heures avant la conférence, suivi de Colette Chaigneau, présidente du comité de La Rochelle-Ré. Colette Chaigneau s’est exprimée en termes forts pour affirmer que les deux comités avaient décidé de maintenir la traditionnelle séance de vœux et a demandé que soit observée une minute de silence. Après avoir remercié le directeur des Douanes pour son accueil chaleureux, elle a formé des vœux pour que la SMLH continue de regrouper des talents, des expériences,  des engagements et qu’elle demeure vivante pour remplir ses missions de rassembler, rayonner, s’engager, promouvoir et aider. Elle a, à ce sujet, fait appel aux bonnes volontés pour étoffer le réseau de délégués de quartier et rappelé que la moyenne d’âge des 270 adhérents du comité était de 79 ans. Elle a conclu en souhaitant que « nous restions unis pour continuer à servir notre pays et lutter contre les injustices, le fanatisme et la violence. Comme tous les Français nous avons le cœur triste mais nous gardons la tête haute. »

Le président du comité rochelais-rétais de l’ANMONM, Jean-Claude Saratte, a ensuite pris la parole pour présenter ses vœux et demander, lui aussi, de rester unis face à la situation, avant de présenter le conférencier. Jean-Marc Brault de Bournonville préside depuis cinq ans la commission Afrique-Océan Indien du Commerce extérieur de la France qui se charge notamment d’entraîner des PME françaises vers l’étranger et de former des jeunes à l’international. Il rappelle que l’Afrique regroupera en 2045 plus de 400 millions de jeunes de moins de 20 ans, d’où la nécessité de  travailler en profondeur l’éducation, la formation et l’emploi pour éviter la fuite des cerveaux. Dans 5 ans, 130 millions de consommateurs de biens et services constitueront une capacité d’épargne sans réinjection dans l’économie qui ne pourra entraîner un processus de développement pérenne.
Et d’évoquer la mosaïque de cultures des peuples, de religions, de langues, d’économies et même de conflits dans une Afrique de l’Ouest qui n’est pas l’Afrique de l’Est, d’une Afrique saharienne qui n’est pas l’Afrique tropicale, d’une Afrique du Nord qui n’est pas celle des Grands Lacs… contrairement à ce que l’on pourrait penser.
Après une pertinente réflexion sur la situation politique et économique,  il note que le Nigéria a connu une inflation à trois chiffres mais regrette les obstacles que constituent les conflits, la poursuite de l’immigration, la corruption, la démographie…  sur un continent qui recensera, en 2050, un milliard d’habitants en plus.
Jean-Marc Brault de Bournonville en vient à la position actuelle des entreprises françaises travaillant actuellement sur le continent africain et notamment en Afrique de l’Ouest ; cette partie de l’Afrique où la France a mis en place une zone d’intégration remarquable, une monnaie comme le Franc CFA, une langue commune comme le français, une commission bancaire, un code sous forme de déclinaison de celui de Napoléon… L’Afrique est indéniablement en pleine croissance, mais l’évolution par pays montre d’importantes disparités.
Le conférencier énumère les filières  pouvant être positivement exploitées et propose d’améliorer le dialogue entre secteurs public et privé. Après avoir préalablement évoqué l’impact chinois, il remarque que les Indiens, les Brésiliens, les Américains et les Turcs ont déjà défini des stratégies africaines qu’ils mettent méthodiquement en œuvre alors que nos entreprises ont des difficultés à  trouver de nouveaux acteurs. Raison pour laquelle il suggère d’établir une stratégie africaine commune sur le long terme.
En guise de conclusion il se plait à rappeler une citation de Lyautey prétendant : « qu il n’y a qu’une méthode ayant pour noms : souplesse, élasticité, conformité aux lieux, aux circonstances, au temps ».
Les adhérents des deux Ordres étaient ensuite invités à déguster la galette des Rois, moment de rencontre qui a permis d’échanger les vœux et pour certains de poursuivre leurs interrogations auprès de Jean-Marc Brault de Bournonville sur un sujet complexe mais pour le moins passionnant.

 

 
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