Activités 2017 - Comité La Rochelle - Île de Ré

Conférence sur la montée de l'islamisme en France

 

 

Si l’amphithéâtre de l’École nationale des Douanes de La Rochelle était plein, en cet après-midi du 20 janvier, ce n’était pas pour la Galette des Rois annoncée sur l’invitation reçue des deux Comités La Rochelle-Ré de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et de l’Association Nationale des Membres de l’Ordre National du Mérite. Certes, l’après-midi fut ouvert par les mots d’accueil de Pierre RIDEAU, Directeur de l’École, et les vœux présentés par Colette CHAIGNEAU, présidente du Comité SMLH, et Jean-Claude SARRATTE, président du Comité ANMONM. Suivit la très touchante cérémonie au cours de laquelle Lucien DELESALLE, président de section de Charente-Maritime de l’ANMONM, reçut des mains du Général ANDRÉ les insignes d’officier dans l’Ordre National du Mérite. Mais, surtout, ce furent les propos très graves du Député Olivier FALORNI, venu tenir une conférence sur la montée de l’islamisme radical en France, qui devaient captiver l’auditoire.   

Ainsi ces diverses interventions avaient-elles un fil conducteur : Pierre RIDEAU, qui soulignait les « valeurs de rigueur et de patriotisme » communes à son Administration aux deux institutions ; Colette CHAIGNEAU, qui se livra à un vibrant plaidoyer pour la solidarité, mission de la Section ; Jean-Claude SARRATTE, qui souhaitait que 2017 tourne la page de 2016 et « son cortège de barbarie » ; le Général ANDRÉ, qui saluait en Lucien DELESALLE « le chef, l’homme de challenges et le conciliateur » ; et celui-ci qui, dans sa réponse émue, exprimait son attachement aux « valeurs de travail, de morale, de services aux autres (…) en faveur de l’éducation et de l’engagement citoyen ».

 

Puis Olivier FALORNI prit à son tour la parole, debout entre les deux drapeaux des Comités. D’abord pour en appeler, en guise de vœux, à « une lueur d’espérance en l’avenir, contre la nuit sombre de l’obscurantisme ». Puis il dit ce qu’était le but de son action : expliquer, pour le comprendre et le combattre, ce qu’est « la genèse de ce djihadisme français abattu sur notre pays il y a deux ans ». Et de démonter d’abord ce « mythe, celui du loup solitaire », pour déplorer ensuite « la cécité de l’État français ».

Le terrorisme islamiste actuel est le fruit d’une longue incubation, qui prend ses racines au Moyen-Orient, à la faveur des guerres civiles qui affectèrent l’Afghanistan, la Bosnie, l’Algérie, avant de muter sous l’influence d’Al-Qaïda, qui étendit son action au cœur des pays de cet Occident qu’il fallait abattre. La troisième génération de ce terrorisme actionne maintenant des individus nés dans les pays qu’il faut attaquer, et recrutés dans des milieux déstabilisés (familles disloquées, école désertée, chômage…), endoctrinés par des ‟imams” autoproclamés, entraînés à la violence religieuse dans le but de conduire à la guerre civile dans les pays honnis.

On trouve le modèle idéologique et le mode d’emploi de ce mode d’action terroriste dans un ouvrage auquel le Député déplore que les services français – et sans doute européens – n’aient pas prêté l’attention qu’il méritait : « L’appel à la résistance islamique mondiale », ouvrage de 1600 pages, qualifié de « livre de chevet des apprentis terroristes ». Le but ? Favoriser la xénophobie, l’islamophobie (ce concept inventé par les promoteurs de cette nouvelle stratégie terroriste), les comportements racistes. Le vecteur ? Les réseaux sociaux. Le lieu de recrutement privilégié ? L’univers carcéral. Et, pourtant, un ouvrage d’un aumônier musulman des prisons avait actionné le signal d’alarme : « l’Islam en prison », qui décrit dans le détail le processus.

Et Olivier FALORNI de raconter sa stupéfaction, visitant la centrale de Saint-Martin-de-Ré, de découvrir dans la cour de l’établissement des préfabriqués « privatisés par des groupes de délinquants, et l’un d’eux par des détenus islamisés, là où les agents pénitentiaires avaient consigne de ne pas aller. Cela, pour acheter la paix sociale à l’intérieur de la prison – au prix du prosélytisme. Mais la paix sociale à l’intérieur à ce prix, c’est la guerre à l’extérieur ». Il lui a fallu mener « un combat de longue haleine » pour parvenir à la destruction, « en cours », de ces lieux d’endoctrinement. Rien n’est pour autant réglé : « les outils sont cassés, pas l’idéologie ». Et de conclure sur l’enjeu : rien d’autre que la préservation des principes de la République…

 
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